Retour sur la Race Across France d’Hughes Faivre D’Arcier

Hughes Faivre d’Arcier s’élance pour la troisième fois au départ de la Race Across France. Après avoir remporté en 2020, lors de sa deuxième participation, la course des 1100 km, il a pris le départ de la distance reine de cette RAF 2021, les 2500 km.

Il revient pour nous sur sa course qui ne s’est malheureusement pas déroulée comme il l’avait imaginé. Il nous raconte :

J-1 Arrivée sur le lieu de départ

Arrivée dans la matinée sur Mandelieu la Napoule, lieu de départ de la Race Across France, je retrouve Patrick Gilles mon compagnon de route l’année passée où j’étais inscrit sur le 1100, c’est une autre affaire cette fois ci car nous sommes tout les deux sur le 2500 ! Je suis accueilli chez des amis, cela me permet de me reposer et de préparer scrupuleusement mes affaires. Je suis un peu stressé mais l’envie est grande d’être au départ afin d’attaquer la grande aventure !

J-0 Le grand départ

Le départ est à 21h03 pour moi, ils sont espacés de 90 secondes car le drafting est interdit, la tension monte mais le temps s’accélère et j’entends 3/2/1 Partez !

C’est donc parti pour une semaine de course à travers la France, 2500 km en autonomie et 35 000 de dénivelé positif ! Le départ est très rapide, de nombreux concurrents roulent très vite, trop vite pour moi, je préfère rester à mon rythme, la route est longue. Pris par le sommeil, je dors 30 minutes au bord de la route, je suis un des seuls à adopter cette stratégie de partir tranquille.

J1 Une allure agréable

Au lever du soleil avec mon départ tranquille, je me retrouve à la 39e place ! Mais je suis reposé et plein d’énergie pour attaquer cette journée ! J’attaque le Ventoux en fin de matinée sous une chaleur supportable.

Pendant l’après midi, je prends du plaisir à rencontrer des participants et doubler quelques personnes. Je me retrouve après 24 heures de course au km 550 dans le top 20, je décide de continuer vers Grenoble afin de dormir 3h chez un ami !

J2 Le grand jour

J’attaque la longue vallée de l’Oisans qui se termine par l’Alpe d’Huez, vont s’enchaîner par la suite le Lautaret puis le Galibier et enfin l’Iseran toujours en gestion. Une belle journée en montagne en restant à l’écoute de mon corps.

Je dors dans un super gite à Bourg Saint Maurice, 4h de sommeil sont tout à fait appréciables ! Nous sommes dans le top 10.

J3 La sortie des Alpes

Nous attaquons avec un ami, Victorien, aussi sur la course, les derniers cols, Cormet de Roselend, les Saisies puis la Colombière avec son final bien vertical ! Je plonge ensuite vers Annecy et son lac pour atteindre la 3e base de vie. Je suis en phase avec mes projections horaires, n’étant pas un grand grimpeur, le but était de se préserver en montagne, faire de belles nuits pour ensuite profiter d’un terrain plus favorable pour rouler ! Je continue donc cette journée avec l’apparition de routes qui me sont chères, nous faisons un arrêt Pizza à 23h vers Crémieu pour entamer une belle nuit de vélo !

Et la, catastrophe, après Saint André de Corcy, je sens une douleur localisée au bas du mollet qui apparaît, j’espère que cela va passer, je me couche vers 2h du matin aux alentours de Trévoux sur le bord de la route. Je suis actuellement 7e.

J4 La déception

Au réveil, vers 5h, je sens que ma jambe me fait encore très mal, je tente des massages, je vise Prissé et sa pharmacie pour trouver une solution. Le pharmacien me donne une crème que j’applique et j’essaie de repartir, en vain la douleur est trop forte…

En 10 heures, j’ai à peine fait 100km, c’est la catastrophe. Je décide de stopper en fin d’après midi après plusieurs échanges téléphoniques avec ma famille et des médecins.

A froid, la déception s’est transformée en force, j’essaie de comprendre ce qui n’a pas marché, nul doute que je serais au départ l’an prochain.

J’en profite pour remercier tout le club qui était à fond derrière moi, mes proches, ma familles ainsi que Van Rysel qui m’accompagne.